Cueilli dans la presse...
Actuel numéro 2 du Parti communiste, Pierre Laurent est pressenti pour succéder à Marie-George Buffet en juin prochain. En attentant, il est tête de liste du Front de gauche en Ile-de-France. Nous l'avons rencontré pour parler sa campagne et des échéances qui la suivront.
PariRégionales.fr – Vous êtes très peu connu du grand public, est-ce que cela vous pèse ?
Pierre Laurent - Pour être connu, il faut se présenter, c'est aussi cela être candidat. Cela fait partie d'une campagne électorale. Mais je suis aussi candidat du Front de gauche, qui lui l'est beaucoup plus.
Donc votre but dans cette campagne, c'est de vous faire connaître ?
Non, le but c'est de faire élire le maximum de candidats du Front de gauche, dans la majorité régionale de gauche. Ce n'est pas la liste de Pierre Laurent, c'est une liste collective. Je la conduis, mais je ne suis pas candidat pour mettre mon nom sur l'affiche. On a un projet pour la région et j'essaie de la porter dans la campagne.
Il ne s'agit donc pas de préparer l'après Marie-George Buffet ?
Non, je suis candidat parce qu'il y avait une volonté partagée de faire conduire la liste du Front de gauche en Ile-de-France par un communiste. Il y a une implantation locale forte du parti avec beaucoup d'élus dans cette région. Les communistes ont proposé que ce soit moi, parce que je suis un des principaux dirigeants et que je n'étais pas élu. C'était un signe de renouvellement.
« L'égalité d'accès aux transports
est une mesure d'égalité sociale »
Vous proposez des mesures différentes que les autres partis de gauche sur les transports ?
On propose un pass Navigo à 56 euros. On trouve que l'égalité d'accès aux transports est une mesure d'égalité sociale. En Ile-de-France, certains ne le pensent pas, comme Jean-Paul Huchon que j'ai entendu déclarer que ce n'était pas une mesure de gauche de faire ça.
Ça complique votre alliance avec le PS au second tour ?
Notre objectif est d'être le plus haut possible dans la gauche. Au deuxième tour, on fera l'union avec toutes les forces de gauche et écologistes pour battre la droite. On veut faire poser nos orientations au sein de la gauche parce qu'on la trouve beaucoup trop peu combative par rapport à la droite actuelle. On a une droite très brutale, qui va très loin dans ses projets. Ses projets en Ile-de-France vont, à nos yeux, amplifier les inégalités.
« Battre la droite le plus efficacement possible »
Comment expliquez-vous que le Parti communiste n'arrive pas à incarner une opposition crédible à la droite aux yeux des électeurs ?
Je crois que les rapports de force politiques ne s'inversent pas comme ça du jour au lendemain. On sort d'une période où le Parti socialiste a dominé la gauche. Il y a eu une première phase où les gens n'étaient pas bien au courant de l'élection régionale. Maintenant ils sont un peu rentrés dans ce débat-là. On sent que domine une volonté très forte de battre la droite, d'empêcher Pécresse de prendre la direction de la région, on le vérifie sur le terrain. Le débat, maintenant, c'est de savoir quelle gauche on va choisir pour battre la droite le plus efficacement possible.
Vous êtes entré au Parti communiste en 1972, est-ce que vous pensez réellement qu'un parti issu de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire et le PCF peuvent cohabiter au sein de la même alliance ?
Dans le Front de gauche, il y a aussi d'autres formations. Par ailleurs, il y a tous les jours des mobilisations sociales dans lesquelles je défile à côté de socialistes, de verts, de gens du NPA. Je pense que des gens qui n'ont pas les mêmes opinions politiques sur tout, mais qui se retrouvent dans des valeurs, peuvent travailler ensemble. Au contraire de l'UMP, nous revendiquons la diversité de la gauche. Le bipartisme avec un camp à gauche et un à droite est une idée régressive et anti-démocratique.
Vous regrettez que le NPA n'ait pas pris part au Front de gauche ?
C'est un choix regrettable. Les élections européennes avaient déjà envoyé un message. Les électeurs ont envie que toutes les forces qui veulent construire une gauche de combat s'unissent. Persister dans l'isolement, c'est prendre le risque d'être incompris, même par ses propres électeurs. Je pense que c'est ce qu'il va se passer.
« On a instrumentalisé l'affaire de la candidate voilée »
Vous auriez accepté la présence d'une femme voilée sur votre liste ?
On a instrumentalisé cette affaire, et ce, du côté du NPA comme du côté de ses adversaires. Les uns s'en sont servi pour montrer du doigt les femmes voilées, et à travers elles, une communauté entière. On sait bien qu'il y a dernière cela, à droite, des débats nauséabonds. On l'a vu avec le débat sur l'identité nationale et celui sur la burqa, en pratiquant les amalgames. Du côté du NPA, cela permettait de dire qu'ils viennent des quartiers populaires, en disant : « on a une femme voilée ». Je vais tous les jours dans les quartiers populaires, et les gens ne demandent pas ça. Ils veulent qu'on les reconnaissent au-delà de leurs préférences religieuses, comme des citoyens à part entière.
Et vous auriez accepté une femme voilée sur votre liste ?
Ce qui compte ce sont ses convictions. Peu importe son apparence, pour un candidat ou une candidate, quel qu'il soit.
Si le Front de gauche fait 5 % en Ile-de-France, le 14 mars, vous l'interprèterez comment ?
Il fera plus. La liste communiste avec Alternative citoyenne avait fait 7%, en Ile-de-France, en 2004. Avec le concours du Parti de gauche et des autres formations , on est en droit d'attendre autant.
« J'ai confiance dans le résultat
et la bataille qu'on va mener »
Et si vous ne faites que 5% ?
Je ne vais pas répondre par des hypothèses. Mon objectif est de faire mieux que la dernière fois. Certains sondages nous voient à 7%, d'autres à 6% ou à 5%. Ce que je vois c'est qu'il y a surtout beaucoup de gens qui ne savent pas encore pour qui voter. J'ai confiance dans le résultat, et dans la bataille qu'on va mener dans les semaines à venir.
Vous vous voyez prochain secrétaire général du Parti communiste ?
On verra ça après les régionales. Il faut prendre les choses les unes après les autres. Marie-George Buffet a indiqué sa volonté de passer la main à la direction du Parti communiste et on a décidé de préparer collectivement ce passage de témoin. On a mis en place une équipe de direction renouvelée que j'anime. Si les communistes l'acceptent en juin, je prendrai le relais.
Après les régionales vous allez mener campagne contre à la réforme des retraites ? C'est aussi une étape dans votre accession à la tête du parti ?
La bataille sur les retraites a déjà commencé. Elle a commencé avec le sommet social à l'Elysée du 15 février, et elle oppose le projet du gouvernement à une part entière de la société française. On voit bien dans les enquêtes d'opinion qu'il y a une hostilité très majoritaire aux objectifs de la réforme. Il est évident que cette réforme vise à remettre en cause le droit de départ à la retraire à 60 ans.
Et vous proposez quoi pour financer les régimes de retraites ?
On pense qu'il doit y avoir un débat de société concernant le maintien, ou pas, du départ à la retraite à 60 ans. Doit-on considérer que l'allongement de l'espérance de vie doit conduire à augmenter le temps qu'on passe au travail dans sa vie ? Nous pensons que non. Nous pensons que dans une vie, même si l'espérance de vie s'allonge, il y a de la place pour une vie de travail intense entre la fin des études et 60 ans, et un temps qui soit consacré à la retraite. Aujourd'hui la retraite est souvent pleine d'activités sociales ou associatives. Après, si on fait ce choix de société, il faut se demander si on peut le financer. Nous, on pense que c'est possible en taxant les revenus qui ne contribuent pas au financement des retraites, comme les revenus financiers. Si on les faisait cotiser au même niveau que les salaires, cela rapporterait 22 milliards d'euros. Le taux d'activité des jeunes, des femmes et des plus de 50 ans est aussi très bas. Il faut travailler sur ces questions-là, sur la qualité de l'emploi pour les jeunes, et cela fera des recettes considérables, saines et pérennes, pour financer les retraites.
Propos recueillis par Thibault Chaffotte
Cet écrit n'est pas de moi. Mais c'est un édito tellement bon, tellement vrai malheureusement et que je partage tellement, que je veux vous en faire profiter.... Bonne lecture !
ALERTE AU ZELE
Début août, un homme se présente au guichet de sa banque à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ce simple renouvellement de carte Bleue va faire basculer sa vie. Un guichetier zélé lui demande ses papiers. Cet employé de banque a sans doute en tête que depuis des mois la chasse aux sans-papiers est ouverte. Peu lui importe alors que l’homme soit un bon client depuis huit ans*. Il a des doutes, et trouve naturel de prévenir la police. L’homme est arrêté en sortant de la banque, c’est simple comme un coup de fil. Ses papiers sont effectivement faux. Il est placé en centre de rétention.
Des exemples similaires, la Cimade (association de protection des sans-papiers) les collectionne : il y a peu, un homme a été arrêté en sortant d’un magasin de bricolage de Bondy (Seine-Saint-Denis), un autre après avoir demandé une carte de fidélité dans un supermarché tout proche, un troisième au sortir d’un magasin de disques parisien. Tous sans-papiers, se tenant à carreau, clients sans histoires pour surtout ne rien risquer. Tous dénoncés par des Français anonymes. Pourtant, on ne peut pas dire que la police, au sein de laquelle certains syndicats se plaignent des cadences imposées par des objectifs d’expulsion toujours plus élevés, ne fasse pas son boulot. Des citoyens zélés jugent bon de donner un coup de main à cette chasse à l’homme. Pendant la guerre, on appelait ceux qui dénonçaient les juifs des collabos. Le mot est miné. Alors comment qualifier ces bons Français ?
Peut-être, dans le climat actuel, pensent-ils mériter une médaille. Mais dans quelles circonstances est-il légitime d’interférer dans la vie d’autrui ? Lorsqu’une personne se met en danger, qu’elle menace les autres, ou bien qu’elle trouble l’ordre public, voilà ce que l’on apprend aux petits enfants, voilà ce que dit la loi. En gros, quand une personne menace d’en frapper une autre, de se jeter dans la Seine, ou qu’elle sème la zizanie. Et sinon ? Le juge a condamné l’homme du début à quitter notre pays, mais il l’a remis en liberté, estimant précisément que les conditions de son arrestation étaient « déloyales ». La justice fait de son mieux et c’est réconfortant. Mais le guichetier mouchard ou la caissière délatrice ne seront pas punis. Pourtant, leur acte anonyme cisaille le lien de fraternité minimal censé cimenter la République. Il piétine même le socle de ce qui fait notre humanité.
* Cf. www.rue89.com
Par Dorothée Werner
A Bondy, nous avons des artistes…
Il y a quelques temps, je vous signalais dans une pièce de théâtre, la maman de Kaya. Ce matin, j'ai vu à la télé, une petite fille que je croise tous les matins lorsqu'elle se rend à l'école de mon quartier… une petite fille dont j'ignorais qu'elle chantait dans une chorale.
Ma fille me signale qu'en fait, elle sont 2 : Emma et Laurine. Je vous laisse découvrir le clip officiel de DAIA – MA FAMILLE et vous laisse deviner qui elles sont… Voisins, voisines, allez donc les féliciter !!!
Laurent Mucchielli : "Il faut revenir à l'analyse des causes de la délinquance"
"UN LIVRE QUE JE VOUS CONSEILLE "
LE MONDE | 24.03.09
Lors d'une visite au commissariat de Gagny (Seine-Saint-Denis), le 18 mars, Nicolas Sarkozy a annoncé de nouvelles mesures contre les bandes. La participation à une bande "en connaissance de cause" ou à un groupement, "même formé de façon temporaire", afin de porter atteinte à des personnes ou à "certains" biens sera punie de trois ans de prison. Un nouveau fichier sera en outre consacré aux violences urbaines et aux bandes.
Selon le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherches au CNRS et auteur, en collaboration, des Bandes de jeunes (2007), de La Frénésie sécuritaire (2008) et d'une Histoire de l'homicide en Europe (2009), les mesures proposées ne répondent pas au problème.
Que pensez-vous de la nouvelle incrimination annoncée par Nicolas Sarkozy ?
Il existe déjà l'infraction d'association de malfaiteurs définie par l'article 450-1 du code pénal comme "tout groupement formé ou entente établie en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes ou délits punis", et punie d'au moins cinq ans de prison. De même qu'il existe déjà une infraction d'intrusion dans les établissements scolaires depuis 1996. Preuve que les faits divers récents n'ont rien de nouveau. Il existe aussi les circonstances aggravantes d'agir "en réunion" ou, pire, en "bande organisée". Sans parler de la fameuse infraction créée en 2003 par M. Sarkozy visant les regroupements dans les halls d'immeuble.
Je ne pense donc pas que le problème soit juridique ni qu'un fichier de plus changera les conditions du travail des policiers et des gendarmes - le système de traitement des infractions constatées (STIC) fichera bientôt 6 millions de personnes, soit près de 10 % de la population française. La bonne question est plutôt : jusqu'à quand va-t-on entretenir l'illusion que l'on répond fondamentalement aux problèmes de délinquance en ajoutant des lignes dans le code pénal ? Ce dernier a été modifié à plus de 40 reprises depuis 2002. Les problèmes, eux, sont toujours là. Il faudra bien un jour admettre qu'à force de prétendre que les explications sont des excuses, on nous interdit de penser, on nous rend aveugles sur la société et on nous entraîne dans une impasse collective. Il serait urgent de revenir à l'analyse des causes de la délinquance.
Quelles sont-elles selon vous ?
Cela dépend des phénomènes et des acteurs concernés. Nous parlons ici des groupes d'adolescents des quartiers populaires impliqués occasionnellement dans la délinquance. Les recherches montrent que, outre la proximité affective et géographique, le facteur-clé dans la constitution de ces groupes est l'échec scolaire. La première des préventions est donc là.
Quant à la sortie de la délinquance pour ces jeunes, elle est conditionnée par l'insertion sur le marché de l'emploi. Seul un travail assorti d'un vrai salaire permet en effet à un jeune d'accéder au logement et de s'installer en couple. Enfin, entre le début et la fin des problèmes, un travail social de grande ampleur, y compris dans les prises en charge judiciaires et une vraie police de proximité seraient de bons outils. Or rien de tout cela n'est à la hauteur des problèmes aujourd'hui.
Que sait-on des bandes que M. Sarkozy définit comme une "mosaïque de tribus" ?
Le chef de l'Etat utilisait déjà ce langage lorsqu'il était ministre de l'intérieur, notamment au moment des émeutes de 2005. Ce ne sont pourtant que des formules qui sont malheureuses, car elles ethnicisent les problèmes sociaux, et qui traduisent une méconnaissance du phénomène. Du groupe de copains qui "tient les murs" le soir au bas des immeubles en fumant des joints jusqu'à la bande de braqueurs de banque, tout est appelé bandes et délinquance.
Le bon critère n'est pourtant ni le regroupement ni la commission d'infractions. Les véritables bandes délinquantes s'organisent autour d'une activité et d'une finalité délinquantes. En termes juridiques, ce sont donc des associations de malfaiteurs, qui relèvent du travail de la police judiciaire. Beaucoup plus nombreux sont les groupes que l'on évoquait dans la question précédente, qui pratiquent à l'occasion de la délinquance mais n'ont pas de véritable organisation et dont la composition est fluctuante.
Pourquoi les bandes sont-elles devenues la grande peur de la société contemporaine ?
Les regroupements de jeunes ont toujours fait peur, ils ont la force du nombre et paraissent incontrôlables. Au début du XXe siècle, c'étaient les Apaches, dans les années 1960, les blousons noirs, puis les loubards et les zonards. Aujourd'hui, ce sont les "jeunes des cités" qui ont la particularité d'avoir le plus souvent la peau colorée, ce qui renforce la peur du fait des caricatures qui tiennent généralement lieu d'analyse sur leurs "origines" et sur l'islam. Mais si ces peurs persistent, c'est aussi à cause de certains politiques qui cherchent à exploiter les faits divers, et de certains journalistes qui s'y précipitent dans une logique sensationnaliste, comme ces derniers jours.
Propos recueillis par Anne Chemin
Je vous ai récemment branché sur le blog de mon amie Bonnemine... en vous disant qu'il n'était pas politique... Mais engagé ça c'est certain.
A l'occasion du 8 mars, elle nous a fait la génèse de cette journée. Avec une remise dans la réalité d'aujourd'hui en feu d'artifice final !!!!
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Samedi 7 mars 2009
Nous, les femmes...
Il était une fois...
Non !... rassurez-vous, pas de conte de bonne femme aujourd'hui, juste un petit rappel d'histoire, puisque nous sommes le 8 mars 2009 :
Du mythe des origines ...
La légende veut que l'origine du 8 mars remonte à une manifestation d'ouvrières américaines du textile en 1857.... evénement qui n'a en réalité jamais eu lieu !
Par contre l'origine de cette journée s'ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l'égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l'Europe, au début du XXe siècle.
De l'idée d'une Journée Internationale des Femmes...
À Copenhague (Danemark) en août 1910 a lieu la 2ème conférence internationale des femmes socialistes qui réunit des centaines de femmes venues de 17 pays. La première a eu lieu en 1907, à l'initiative de la journaliste allemande Clara Zetkin qui dirige depuis 1890, Die Gleichheit (L'égalité), importante revue comptant jusqu'à 125 000 abonné(e)s.
Lors de cette conférence Clara Zetkin propose, pour la première fois, que les femmes socialistes de tous les pays organisent tous les ans une journée des femmes qui servira en premier lieu la lutte pour le droit de vote des femmes. Cette proposition est aussitôt adoptée. Elle s'inspire des manifestations d'ouvrières du début du siècle et s'inscrit dans une perspective révolutionnaire. L'objectif immédiat est l'obtention du droit de vote des femmes.
La date n'est tout d'abord pas fixée.
(...)
Le 8 mars 1917, en Russie, les femmes manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front. C'est le premier jour de la Révolution Russe.
L'insupportable misère de l'hiver 1916-17 en Union Soviétique fait éclater la révolution. Le 23 février 1917 (du calendrier Grégorien, date correspondant au 8 mars dans notre calendrier Julien), à l'occasion de leur "Journée internationale", les femmes ouvrières et ménagères défilent paisiblement à Petrograd (Saint Pétersbourg), (...)
Le 8 Mars 1921, Lénine décide d'une Journée internationale des femmes, dont il fixe la date, le 8 mars, en souvenir des ouvrières de St-Pétersbourg. Merci Tonton Vladimir !
Pendant ce temps là, en France,... la médaille de la Famille Française est créée par décret du 26 mai 1920, peu après la fin de la Grande Guerre, pour honorer les mères françaises "méritantes", ayant élevé dignement plusieurs enfants. Du temps où l'on récompensait les familles nombreuses...
Depuis cette époque, le texte initial a connu de nombreuses modifications avant une refonte "totale" en 1982-83. Le signe de l'évolution apparaît dans la reconnaissance des mérites d'un père ou de toute autre personne qui élève dignement des enfants.
En Suède, la même année, les femmes obtiennent le droit de vote .
La France n'accordera le droit de vote aux femmes qu'à la fin de Seconde Guerre mondiale alors qu'elles pouvaient déjà voter dans de nombreux pays : en Allemagne dès 1919, en Espagne, en Turquie dès 1931. En Grande Bretagne, ce droit a été accordé en deux temps : en 1918, les femmes de plus de 30 ans ont pu voter. Il faut attendre 1928 pour que l'égalité homme/femJe me lors des élections soit totale.
Seuls des pays comme la Belgique (1948) et la Suisse (1971) font moins bien que la France...
Les Nations Unies commencent à observer la Journée internationale de la femme en 1975. L'ONU, sur proposition de la Fédération démocratique internationale des femmes, adopte en 1977 une résolution pour inviter chaque pays de la planète à consacrer une journée à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale.
En 1982, la Journée internationale des femmes est reconnue officiellement en France et instaure le caractère officiel de la célébration de la journée de la femme le 8 mars et en fait une célébration pour les Droits de la femme.A l'initiative du tout nouveau ministère des Droits des Femmes, va se dérouler en France un nombre considérable de cérémonies, toutes destinées à glorifier, revaloriser (ou simplement rappeler) l'importance du rôle des femmes dans la société française.
Cette première célébration de la Journée des Femmes se veut voyante : discours présidentiel le 8 mars 1982, exposition "60 femmes qui ont marqué l'histoire du féminisme", états généraux contre la misogynie à La Sorbonne, manifestation du MLF...
Le 7 mars 1982 à Paris, 20 000 femmes se rassemblent avec l'UFF (l'Union des Femmes Françaises) place de la République.
Je vous entends, chères blogueuses... : "Voui... intéressant tout ça ....et depuis ?...et maintenant ?..."
Le 28 novembre 2000, l'Assemblée nationale vote en deuxième lecture, et au nom de l'égalité professionnelle, la légalisation du travail de nuit des femmes...
"Bon.... et après ?....."
Dans la loi de finances 2009, le Mouvement Français pour le Planning Familial voit les crédits alloués par l'Etat passer de 2,5 millions d'euros en 2008 à 1,5 million, soit une baisse de 40%...
"Et encore ?...."
Un certain Président de la République évoquait récemment l'idée de raccourcir le congé de maternité, 16 semaines en France : dans la moyenne basse de l'Union Européenne pourtant...
.... Y'a des jours... franchement... j'aimerais bien que Clara et Rosa soient encore là...
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